Buenos Aires P1 : Galán & Chingotto pulvérisent Tapia & Coello 6-2, 6-1 en finale
Une semaine après leur succès à Asunción, Alejandro Galán et Federico Chingotto ont remis ça — et de quelle manière. Ce 17 mai 2026, en finale du Buenos Aires P1, la paire hispano-argentine a littéralement démoli les n°1 mondiaux Agustín Tapia et Arturo Coello sur le score sans appel de 6-2, 6-1. Un message envoyé à tout le circuit, à deux semaines de l'Italy Major de Rome.
Une finale à sens unique
Soixante-dix minutes de jeu à peine, et une domination de bout en bout. Galán et Chingotto n'ont jamais laissé respirer les numéros un mondiaux, étouffant chaque tentative de construction de Tapia et fermant les diagonales hautes de Coello. Le break précoce dans chaque set a suffi à lancer la machine, et la confiance accumulée depuis le début de saison a fait le reste.
Cette correction n'est pas anodine : il s'agit de la deuxième marge de victoire la plus large jamais réalisée par Galán/Chingotto face à Tapia/Coello, derrière le seul 6-1, 6-1 du Genoa P1 2024. Autrement dit, l'un des résultats les plus déséquilibrés de l'histoire récente entre ces deux paires — et il tombe au profit des outsiders de la hiérarchie mondiale, pas des favoris.
La revanche sur Lebrón et Augsburger en demie
Pour atteindre cette finale, Galán et Chingotto avaient déjà réglé un compte personnel. En demi-finale, ils ont pris leur revanche sur Juan Lebrón et Leandro Augsburger, le tandem qui les avait surpris quelques semaines plus tôt. Le souvenir de la sensation de Bruxelles n'était pas digéré : il a été effacé sur le court argentin.
Cette qualification a aussi montré la profondeur de jeu de la paire hispano-argentine, capable d'enchaîner deux matchs de très haut niveau le même week-end sans baisse de régime — un luxe que peu de paires peuvent se permettre sur le circuit actuel.
Coello promet une réaction
Côté vaincus, l'heure était à l'analyse lucide. Arturo Coello, fidèle à son tempérament de compétiteur, a immédiatement promis une revanche après la défaite argentine. Les n°1 mondiaux savent que ce type de claque, s'il ne change rien au classement glissant qui les maintient en tête, entame le capital psychologique avant les grands rendez-vous.
Car le calendrier ne laisse aucun répit : Tapia et Coello doivent désormais répondre à Rome, sur le terrain le plus exposé qui soit. Une nouvelle défaite face à leurs rivaux validerait définitivement l'idée d'un basculement de hiérarchie ; une victoire remettrait les pendules à l'heure.
Chez les dames, la série continue
La journée argentine a aussi souri aux favorites du tableau féminin. Paula Josemaría et Beatriz González ont ajouté un nouveau trophée à leur collection, prolongeant une série victorieuse qui les installe comme la paire de référence de la saison. À l'approche de Rome, leur dynamique force le respect — et place la pression sur Triay et Brea, tenantes du titre au Foro Italico.
Un printemps qui rebat les cartes
Avec ce nouveau titre, Galán et Chingotto enchaînent les succès et nourrissent une statistique devenue brûlante : celle du nombre de titres en carrière de Galán, désormais le plus élevé parmi les joueurs en activité. Sur le terrain comme dans les chiffres, la paire hispano-argentine impose son tempo.
Reste la grande inconnue : tout cela tiendra-t-il sur la distance d'un Major ? Buenos Aires n'était qu'un P1 ; Rome, c'est une autre dimension, avec un tableau plus dense et la pression maximale. Mais une chose est sûre : après ce 6-2, 6-1, Galán et Chingotto débarquent au Foro Italico avec le plein de confiance — et les n°1 mondiaux, avec une revanche à prendre.