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Madrid P1 : Galán & Chingotto survivent au premier duel madrilène, Triay entre dans l'histoire, Salazar tire sa révérence

Le Movistar Arena a refermé une semaine de padel avec deux finales à la hauteur de l'affiche, et un moment d'émotion coincé entre les deux. Dimanche 6 septembre, Alejandro Galán et Federico Chingotto ont eu besoin de 2 heures et 43 minutes pour dominer Coki Nieto et Mike Yanguas 6-4, 5-7, 6-4 et remporter le Comunidad de Madrid Premier Padel P1. Avant eux, Delfina Brea et Gemma Triay avaient renversé Paula Josemaría et Bea González. Et entre les deux, Madrid s'est arrêté pour Alejandra Salazar.

Une finale masculine sans tête de série n°1

Le fait marquant de la semaine madrilène est arrivé dès les quarts : Nieto et Yanguas ont sorti les numéros 1 mondiaux Agustín Tapia et Arturo Coello. Une performance qui leur a ouvert une finale à domicile, et qui a offert au public madrilène une première : jamais, sur le circuit, deux joueurs locaux ne s'étaient affrontés en finale à Madrid. Galán connaissait déjà ce plaisir, vainqueur de l'édition 2022 avec Juan Lebrón ; Nieto, lui, cherchait à couronner une semaine extraordinaire.

Les premiers échanges sont pour « Chingalán », qui trouve le rythme plus vite et contrôle les moments importants. À 3-3 apparaît l'un des points déterminants du set : un star point qui tombe du côté de la paire hispano-argentine et lui permet de prendre l'avantage. Galán commence à trouver des espaces avec sa puissance, Chingotto se démultiplie en défense, et la première manche tombe 6-4.

Nieto et Yanguas font durer

Le match est loin d'être plié. Nieto et Yanguas élèvent l'intensité dans le deuxième set et emmènent la rencontre sur un terrain beaucoup plus physique. Les jeux s'allongent, chaque point coûte. À 5-4, Galán et Chingotto servent pour le match. Ils ne le concluent pas : leurs adversaires réagissent quand ils semblaient au bord de la rupture, enchaînent, et empochent la manche 7-5.

Le troisième set se joue sur un fil, avec la fatigue accumulée de près de trois heures. Galán et Chingotto finissent par le prendre 6-4. C'est leur septième titre de la saison 2026, et un résultat qui resserre la course au numéro 1 mondial à une semaine du Paris Major.

Triay et Brea : remontée, 200 victoires et 58e titre

La finale dames avait ouvert la journée dans l'égalité habituelle entre deux paires qui se connaissent par cœur. Les breaks se succèdent jusqu'au jeu décisif du premier set, où Josemaría et González semblent tenir la manche à 5-2. Triay et Brea trouvent la réaction au bon moment, profitent de plusieurs fautes directes adverses et renversent le tie-break.

Le coup ne fait pas plier les numéros 2, qui prennent ensuite l'ascendant dans les échanges décisifs. Mais avec Seba Nerone donnant les consignes du banc, Triay et Brea s'adjugent le deuxième set 6-3 puis répètent le résultat dans le troisième pour signer leur sixième titre de la saison.

Pour Gemma Triay, la soirée est doublement historique : elle atteint les 200 victoires sur le circuit et décroche son 58e titre, égalant Alejandra Salazar comme joueuse en activité la plus titrée. Quelques minutes plus tard, les deux femmes s'enlaçaient sur la piste. L'image de la journée.

Madrid debout pour Alejandra Salazar

Avec une enceinte quasi pleine, Salazar est entrée une dernière fois sur le central de Madrid en traversant une haie formée de proches, d'amies, de coéquipières et de représentants institutionnels. La Madrilène a reçu une longue ovation pendant que les écrans repassaient une carrière qui a fait d'elle la joueuse la plus titrée de l'histoire du padel.

L'hommage s'est terminé par sa propre prise de parole, pour remercier le public et fermer un chapitre dans la ville où elle a grandi et construit sa légende. Un piano, une ovation, et le résumé d'une trajectoire qui a accompagné le passage du padel de sport confidentiel à discipline capable de remplir des salles de 15 000 places.

Et maintenant, Paris

Madrid refermait la reprise après la coupure d'été. Une semaine plus tard, le circuit se déplaçait à Roland-Garros pour le Paris Major, où Galán et Chingotto retrouveraient les numéros 1 mondiaux en finale. Avec, cette fois, une autre issue.

Le détail de la fin de saison, de Rotterdam aux Finals de Barcelone, est dans notre calendrier des tournois.